Pour mieux comprendre
Le shōrin-ryū
La traduction de shōrin dépend des caractères chinois, ou Kanjis, utilisés. En effet, Shō peut être écrit 少 (petit), 小 (jeune) ou encore 松 (pin), les deux derniers caractères pouvant également se prononcer ko et matsu respectivement. Rin, s’écrit 林 (forêt), et peut également se prononcer hayashi ou bayashi. Le suffix ryū, qui s'écrit 流, signifie style, courant, école.
On obtient donc les trois variantes suivantes : 少林流, shōbayashi-ryū, qui signifie style de la petite forêt et correspond à l'école fondée par Kyan Chōtoku ; 小林流, kobayashi-ryū, qui signifie style de la jeune forêt et correspond à l'école fondée par Chibana Chōshin ; et 松林流, matsubayashi-ryū, qui signifie style de la forêt de pin et correspond à l'école fondée par Nagamine Shōshin.Les grades et les titres
- Kyū
- Le terme kyū, 級, est utilisé pour signaler les différentes étapes de la progression d'un débutant avant l'obtention d'un grade dan.
Il y a six kyū chez les adultes, et dix chez les enfants, numérotés dans l'ordre décroissant. À chaque kyū correspond une couleur de ceinture.
| Kyū | Enfant | Adulte |
| 10 | blanche | |
| 9 | blanche-jaune | |
| 8 | jaune | |
| 7 | jaune-orange | |
| 6 | orange | blanche |
| 5 | orange-verte | jaune |
| 4 | verte | orange |
| 3 | verte-blue | verte |
| 2 | bleue | bleue |
| 1 | marron | marron |
- Dan
- Le terme dan, 段, est utilisé pour signaler les différents niveaux de la progression d'un élève avancé et fait suite aux kyū.
Il existe dix dan, numérotées dans l'ordre croissant. Contrairement aux kyū, la couleur de la ceinture du pratiquant ne change pas pour refléter son grade, mais reste noire. Toutefois, il arrive que les 7ème et 8ème dan portent une ceinture rouge et blanche, et que les 9ème et 10ème dan portent une ceinture rouge.
- Senpai
- Le terme senpai, 先輩, est utilisé pour s'adresser ou faire référence à un élève plus avancé, plus ancien ou plus âgé.
- Sensei
- Le terme sensei, 先生, est utilisé pour s'adresser ou faire référence au professeur ou au maître.
Le lieu d'entraînement et les saluts
- Dōjō
- Le terme dōjō, 道場, désigne le lieu où se déroule les entraînements.
- Tatami
- Le tatami, 畳, est à l'origine le revêtement du sol des habitations japonaises, et bien qu'il soit de plus en plus remplacé par du parquet, il reste encore couramment utilisé pour l'aménagement de certaines pièces. Un tatami traditionnel est constitué d'un matelas de couches de paille de riz superposées et entrecroisées, recouvert d'une paille tissée.
Il arrive de trouver une surface d'entraînement faite de tatamis dans un dōjō, leur souplesse permettant d'atténuer les risques de blessures en cas de projections.
- Reigi
- Le terme reigi, 礼儀, désigne les règles de politesse et de conduite à respecter. Dans le domaine des arts martiaux, elle sont évidemment fortement influencées par les règles de comportement japonaises.
C'est pourquoi avant de pénétrer sur la surface d'entraînement ou de la quitter il est nécessaire de s'incliner par respect pour l'enseignement qui y est prodigué et les professeurs qui le transmette. Il en sera de même lorsque un élève pose une question à son professeur ou reçoit une correction personnelle durant le cours.
Au début et à la fin du cours, on procède à un salut en quatre phases. Après s'être assis en seiza, une brève méditation à lieu. Elle commence sur l'ordre mokuso et se poursuit jusqu'au yame. Ce temps de méditation sert à faire le vide en soi en mettant de côté les tracas de la vie quotidienne afin de pouvoir se concentrer sur l'entraînement. Trois saluts font suite à cette méditation, shomen ni rei, où les élèves et les professeurs saluent vers l'avant du dōjō pour rendre hommage aux maîtres dont ils suivent l'enseignement, sensei ni rei, où les élèves et les professeurs se saluent mutuellement, et finalement otagai ni rei, où les élèves se saluent entre eux.
- Dōjōkun
- Le terme dōjōkun, 道場訓, désigne les règles du dōjō et résume succinctement l'état d'esprit et le comportement qu'un pratiquant devrait s'efforcer d'avoir.
L'énergie
- Kiai
- Le kiai, 気合, est le cri par lequel le pratiquant extériorise la concentre de toute son énergie dans un seul mouvement.
- Kime
- Le kime correspond à la brève mais intense concentration d'énergie au moment du contact avec l'adversaire, aussi bien durant une technique d'attaque que de défense. Le kime peut-être accompagné d'un kiai représentant l'extériorisation de cete concentration d'énergie.
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